Lancement du Centenaire

 

Le discours de Christophe Tardieu,

directeur général délégué du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC-IA)

 

Photo : Bernard Blanché

 

 

Au nom de la Ministre de la culture et de la Présidente du CNC, je suis très heureux d’être parmi vous. Cela me donne l’occasion de saluer toutes les personnalités présentes, les ambassadeurs, les hauts fonctionnaires mais aussi les artistes et les gens de culture. La présence de Charles BERLING représente un merveilleux témoignage de l’intérêt que Jean Rouch suscite encore aujourd’hui, 100 ans après sa naissance. Mais avant d’évoquer les cérémonies qui vont nous intéresser, qu’il me soit donné la possibilité de remercier très chaleureusement la présidente de la Fondation Jean Rouch, Jocelyne ROUCH, les deux présidents de l’Association Centenaire Jean Rouch, Mme Catherine RUELLE et M. Jean-Michel ARNOLD, avec qui j’ai une ancienne complicité, je n’ose dire longue et vieille mais en tous cas ancienne et très affectueuse, et naturellement féliciter encore plus chaleureusement Andrea PAGANINI pour tous les efforts qu’il peut accomplir dans le cadre de ce Centenaire et ce travail absolument remarquable qu’il peut réaliser.

 

Pour nous, le CNC, il était naturellement indispensable, il n’était pas envisageable qu’on ne puisse pas s’associer à cette commémoration, à la commémoration d’un homme qui a tant fait pour le cinéma, qui a tant fait pour le documentaire, qui a tant fait pour la connaissance de tous ces pays qu’il a visités, avec ce regard singulier qui lui était propre et qui permettait en quelques minutes, en quelques secondes de rushs d’un film de reconnaître immédiatement la patte de Jean Rouch. Et ce qui est impressionnant chez Jean Rouch, c’est de voir l’influence de son œuvre, l’influence qu’il a pu avoir sur notre connaissance, à nous autres européens, de ces terres qu’il a explorées, sur les vocations qu’il a pu susciter, les vocations qu’il a pu développer chez toutes les jeunes générations de scientifiques, de conservateurs, de cinéastes, de ceux qui s’intéressent à la muséographie. On pense par exemple au Musée du quai Branly, qui est aussi associé à cet hommage rendu à Jean Rouch. On voit bien à quel point Jean Rouch a pris une part déterminante, prépondérante dans le développement des connaissances de ces civilisations qui nous sont parfois trop éloignées.

 

Pour nous c’est un vrai bonheur de participer à ce Centenaire et d’être co-comissaire de l’exposition qui va être organisée. Béatrice DE PASTRE, qui est parmi nous et qui est co-comissaire de l’exposition, a énormément travaillé avec tous les services de la Direction du patrimoine du CNC pour préparer une opération qu’on souhaite la plus exemplaire et la plus spectaculaire possible.

 

Je ne serai pas beaucoup plus long, juste vous dire que le CNC, qui est un organisme qui soutient le cinéma, l’audiovisuel, le genre documentaire, ne pouvait pas envisager de ne pas être présent pour célébrer Jean Rouch, cet homme qui a tellement fait pour développer l’ensemble de ces connaissances humaines et pour nous il est absolument indispensable de célébrer ce centenaire et faire en sorte que sa mémoire demeure vivante.